Technologies CRISPR : panorama des brevets à l’usage des chercheurs valorisateurs

Santé

17.01.2020

Technologies CRISPR : panorama des brevets à l’usage des chercheurs valorisateurs

Vous utilisez les technologies CRISPR dans des recherches ayant un potentiel applicatif ? Vu le contexte légal trouble qui les entoure, approchez-vous immédiatement de votre cellule de valorisation, si ce n’est pas déjà fait. Un guide disponible auprès de Linksium vous donne plus d’éclairage sur ce thriller passionnant sur fond de recherche et de propriété intellectuelle, qui peut fortement impacter la valorisation d’un projet, en bien, comme en mal.

Séquences répétées dans l’ADN – CRISPR* de leur petit nom – servent de site de clivage pour l’enzyme Cas 9**. La technique d’édition du génome basée sur leur utilisation, aussi connues sous le nom de « ciseaux moléculaires », a été découverte à l’université de Berkeley, par l’équipe d’Emmanuelle Charpentier, en lien avec Jennifer Doudna. A partir de 2012, elle est développée par plusieurs chercheurs, et notamment par le biologiste Feng Zhang, du Broad Institute (association Harvard et MIT). Ainsi naît un jeu de brevets les plus nourris, les plus dynamiques et les plus convoités de la science moderne. Et un litige sans précédent entre les deux académiques américains.

Panorama de brevets à l’usage des chercheurs et des valorisateurs

3 750, c’est le nombre de familles de brevets autour des technologies CRISPR qu’a identifié le cabinet Questel, chargé de réaliser un panorama des brevets. Ce panorama a pour but d’aider les chercheurs à Grenoble Alpes à appréhender l’environnement PI de leurs travaux, notamment si ceux-ci ont un potentiel applicatif. Menée à la demande de quatre établissements de recherche du territoire – l’Université Grenoble Alpes, Grenoble INP, l’Université Savoie Mont Blanc et le CNRS – et de leur SATT Linksium, cette étude a été présentée à Grenoble fin 2019.

Très complète, l’étude détaille les portefeuilles des divers acteurs académiques et industriels, la ramification par type cellulaire, la segmentation par application et par aire thérapeutique, la répartition géographique. La discussion qui a suivi a porté sur les contraintes qu’impose ce contexte aux chercheurs.

A retenir : si vous utilisez CRISPR, alors contactez votre cellule valo !

Devant la complexité du contexte légal autour de ces technologies, le seul réflexe sûr et simple serait : dès que vous avez besoin d’utiliser cette technologie, consultez votre cellule de valorisation locale ou Linksium !

Et faites-le impérativement – et très tôt ! – s’il s’agit d’un travail avec un potentiel applicatif : création d’un biomarqueur, développement d’un modèle animal… Idem si votre projet se fait en lien avec un industriel.

Notre particulière pour les chercheurs se sentant une âme de « valorisateur », ayant des projets pouvant donner lieu à un transfert de technologie : la vigilance est vraiment de mise ! Une mauvaise anticipation sur la licence peut compromettre irrémédiablement tout projet ultérieur de start-up !

Etude disponible à la demande auprès de Linksium. Contact : Lise Malassenet, Lise.Malassenet@linksium.fr

* Clustered Regular Interspaced Short Palindromic Repeats

** CRISPR associated protein 9

 > Ce travail a bénéficié d’une aide de l’Etat gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre du programme des Investissements d’Avenir, action « Valorisation-Fonds national de valorisation » portant la référence ANR-10-SATT-0014-50